L' Empress, la jonque de l'imaginaire Forum Index
 
 
 
L' Empress, la jonque de l'imaginaire Forum IndexFAQSearchRegisterLog in

Une grande amitié

 
Post new topic   Reply to topic    L' Empress, la jonque de l'imaginaire Forum Index -> LES AVENTURES DES PIRATES -> Les Histoires de Piraterie -> Fictions
Previous topic :: Next topic  
Author Message
palimpsyde
Auteurs
Auteurs

Offline

Joined: 13 Sep 2007
Posts: 325
Localisation: Dans le lit de Jack ^^
Sexe: Féminin
Couple préféré: 1) Sparra 2) Jack/ ?

PostPosted: Mon 5 May - 18:14    Post subject: Une grande amitié Reply with quote

Une grande amitié    

 
Personnage Principaux : Jack Sparrow (18 ans), Hector Barbossa (32 ans), Teague Sparrow (Je ne souhaite pas recevoir une balle dans le crâne non plus !), un vieux centenaire et enfin Lordrane (24 ans, Jack et lui se connaissent depuis la tendre enfance, Jack est son souffre douleur.)
Lieu : L’île des naufragés.

Résumé : Hector Barbossa arrive à la baie à bord de son Navire. Il veut rencontrer le Gardien du Code, pour devenir un Seigneur de la piraterie. Que lui arrivera-t-il durant cette histoire, c’est à vous de le découvrir.

Pairing : Teague/Hector

Disclaimer : C’est crueeeeeellllllle de me demander ça ... Lordrane est à moi, les autres non. Voila, vous etes content !!! Snif, je veux mon Teagounet.


_________________

Merci à Jess

Teague : Mais où est-ce que vous êtes allé pêcher ça ? Vous êtes frappé ?
Weatherby : Où je suis allé pêcher ça ? Mais là où je vais pêcher toutes les idées complètement chtarbées et micronucléées ! C'est de chez vous que ça vient !


Last edited by palimpsyde on Mon 5 May - 23:35; edited 2 times in total
Back to top
palimpsyde
Auteurs
Auteurs

Offline

Joined: 13 Sep 2007
Posts: 325
Localisation: Dans le lit de Jack ^^
Sexe: Féminin
Couple préféré: 1) Sparra 2) Jack/ ?

PostPosted: Mon 5 May - 18:15    Post subject: Une grande amitié Reply with quote

Premier partie :
 

Hector Barbossa ne serait dire s’il aimait vraiment cette endroit en fin de compte. Il était impossible de s’y promener librement sans se cogner contre un individu et il valait mieux se munir de coton pour les oreilles… :
-         Les bons poissons ! Oui, Messieurs, Mesdames, venez ACHETER les magnifiques poissons du Lac Cannibalooooouuuuuuu !
Oui, Hector …ce marchand à l’haleine perfide vient de vous cracher à la figure !
 

Apres qu’il est offert à l’infortuné un magistral coup de poing, Hector s’acheta quelque pomme chez une jolie petite demoiselle à la robe mordorée, quelque étable plus loin. Préférant le calme, Hector continua son chemin vers le quai, lieu qu’il affectionnait particulièrement, pour son odeur accueillante et surtout pour l’absence d’asperge sur pattes.
Nous sommes au port de L’île des Naufragées… Hector ne le connaissant pas, il en fit la visite à l’aveuglette.
Tout d’abord, il observa son propre bâtiment, amarré dans la digue…le Apple-Rhum. Pas très grand, ni trop spectaculaire, le navire devait avoir quelque année seulement…Hector daigna renifler pour répondre à nos questions muettes.
Oui, il en était le Capitaine !
 

Notre Homme, se dénommé Hector, était le Capitaine Barbossa. Son bateau représentait à ses yeux sa fierté, sa liberté, sa réussite…et plus tard, il en aura un plus grand, un plus beau, un plus sombre….qu’est ce qu’il attendait ce moment ! Oh oui…et ce jour arrivait enfin ! Les yeux pétillants, Hector souriait à l’océan. Le Capitaine Barbossa : un homme adulte et fort aux yeux de la confrérie, l’heure était enfin venue de donner à ce pirate, sa place légitime dans l’avenir de la piraterie. Ce grand jour … arrivait.
-         Jaaaaaaaaaaack... Reviens ici ! Rattrapez le moi! Et vite !
Hector leva les yeux au ciel…il s’était lourdement trompé, même sur le quai de cet foutu île, il y avait du grabuge !
 

Du coin de l’œil, il vit une silhouette enjamber le bastingage d’un vaisseau pirate et atterrir douloureusement sur les fesses de l’autre coté. Rapidement, d’autre gars firent comme lui sauf qu’eux : ils réussirent à rester sur leurs pieds. Ils l’entourèrent en ricanant et s’y mettant à cinq sur lui, ils enchaînèrent quelques castagnes. Hector ne fut pas surpris à ce que le jeunot se retrouve par terre, le souffle coupé. Notre bon Capitaine s’approcha, sans se faire remarquer, de la bande de gros balourd, tous autour du jeune adolescent, même pas capable de tenir sur ses jambes.
-         Alors comme ça, on n’aime pas les méchants pirates ! Entendit-il soudain.
Avançant tranquillement, le nouveau venu fit craquer les os de ses phalanges. Hector s’inquiéta intentionnellement pour la vie du junior… c’était probablement le chef de cette troupe de gredin.
-         Oui, c’est exact, je les répugne au plus au point ces maudits pirates ! Siffla l’ado entre ses dents, avec une voix où la rage et la rébellion persistaient toujours. Puis, venant de nulle part, un petit sourire franchit ses lèvres. Mais en quoi cela peut-il bien te concerner, Messire Trou du cul... Toi, un Pirate ! Laisse moi rire ! Même mon père ne voudrait pas de toi. Hurla-il soudain la dernière phrase.
Mais malgré sa bravoure et son cran, le jeune reculait loin du malade sanguinaires jusqu'à se retrouver immobiliser par deux bras traîtres.
-         Vais te saigner, Jack !
-         Oh…Te sent pas obliger Lordrane, on peut toujours discuter entre homme … civilisé ?
Mais Hector se doutait bien que ce n’était pas un homme qui discute calmement. Il grimaça quand le poing frappa durement la frimousse et il aurait jurer entendre un os se fracturer.
 

Le nommé Lordrane, dont le nom ne rappelait franchement que dalle à notre Capitaine, n’en avait pas finit avec l’autre. Le sourire niais, Lordrane s’approcha de la forme agenouillé à terre et lui attrapa l’avant bras de force. Il le jeta par la suite comme une guigne dans les bras d’un de ses hommes, celui-ci forçant le garçon à rester debout.
-         Et toi, Jack… Que ferrais-tu à la place de ton père ?
Le jeune Jack, dont Hector ne connaissait pas non plus, même de nom…était la bouche en sang et la tête en arrière, appuyer sur l’épaule de son porteur.
-         Je ne suis pas mon père, je ne suis pas un pirate !
Personne ne semblait l’écouter car ils rigolaient tous en éclat. Il le poussait chacun leur tour dans le petit cercle qu’ils avaient formés. Le plus grand de la bande continua de parler, d’un air suffisant.
-         Oui…Que ferrais-tu à la place de ton père ! Laisserais-tu ton fils ruminer sur ses échecs ?
Lordrane était à quelque centimètre de ses yeux.
-         Lui qui n’est plus rien…qui a tous perdu. Chercherais-tu à l’aider…à lui redonner un avenir, un avenir qui prospérera la lignée, digne du fabuleux nom que tu portes…
Frappé durement dans les côtes, Jack tomba à terre. Lordrane continua de plus en plus rageur et fou de jalousie :
-         Ton père…ne devrait même pas te donner une seconde chance, Espèce de vaurien, d’horripilante merde, de chien errant, raté, déchet, INCAPABLE !
Ecrasé par son adversaire, Jack crachait de plus en plus de sang à chacun des coups qui lui martyrisaient les flans. Quand ça cessa et que Lordrane se releva, on aurait dit qu’il venait d’aider le boucher à couper son gibier !
-         Venez les gars, on déguerpit…dit-il. A une prochaine fois Jacky.
Crachant sur la dépouille de ce qu’il restait du vaillant jeune homme, ils s’en aillèrent ensuite sans un regard en arrière.
Et le silence se fit.
 

Sans la présence de ses six pirates, le port de l’île retrouvait la tranquillité dont le Capitaine Hector Barbossa affectionnait tant. Sauf qu’avec cette silhouette informe sur le sol, la gaîté du moment ne faisait pas plaisir à Hector. Hésitant quelques minutes, il guetta si les brigands reviendraient…mais tandis qu’il attendait, l’adolescent en peine se relevait déjà.
Etrangement calme, le dénommé Jack avança, tranquillement et assez douloureusement. Le vent du soir lui soufflait dans les cheveux et Hector constata que le jeune homme avait une assez épaisse chevelure, trop longue à son goût pour paraître du hasard. Il respirait en plein poumon et crachait le sang qu’il lui coulait dans la gorge… son comportement surprenait notre Capitaine : un self control parfait, un regard glacial, un dos droit et aucun tremblement ! Tous portaient à croire que le sang sur ses habits provenait de quelqu’un d’autre, qu’il était aussi intrépide et en bonne santé qu’auparavant. Tous portaient à croire ceci...si ce n’était de la chute de ce même corps, tombant lourdement en avant.
 

Deuxième partie :
 

Partagé par diverse opinion, Hector dévisageait le corps inerte sur son lit. Pourquoi l’avait-il porté jusqu'à la cabine de son navire ?…Très bonne question dont il ne serait vous répondre justement ! Notre Capitaine soupira de résignation, fallait toujours que ça tombe sur lui ce genre de truc ? Frustré, il vida l’une de ses bouteilles de rhum.
 

L’îles des naufragées étaient l’un des plus grand repaire de la piraterie, et voila-t-il pas qu’à ce plaisant endroit, il y a un jeune sot qui s’y promène et qui ne les aime pas : certainement un échoué ce petit!
Mais Hector était légèrement perplexe car malgré les dires imprudents de ce garçon, il hésitait sur ces origines… la chemise, les chausses, la veste, le foulard, les ceintures, c’était vraisemblablement un habitant de l’île, c’était bien un accoutrement de pirate !
Perdu dans ses pensées, Hector avala une pomme…vitesse lumière. Le joyeux trognon  rejoignit ses compatriotes au fond de la mer.
-         Où suis-je ?
Hector sursauta, il n’avait pas remarqué le réveil importun de son protégé. Qu’allait-il bien pouvoir raconter à cet invertébré ?
-         Tu es sur mon Navire…et tu es salement amoché.
Attentif à ce qu’il répondrait, Hector l’entendit murmurer.
-         C’est rien.
 

Des minutes plus tard, l’omniprésent silence dans la cabine gênait les deux occupants, Hector ne voulait pas trop discuter car Jack ne pouvait pas trop parler. Le visage fermé, celui-ci se relevait déjà, quittant le lit avec une grimace à chaque mouvement, un gémissement à chaque grimace. Hector leva un sourcil courtois quand il lui baragouina quelque chose.
-         J’ai une dent cassée…
Oh…c’est exact. Mais que devait-il répondre ?
-         Oui.
Embarrassé, il s’occupa la bouche avec une nouvelle pomme…où il la dégusta avec une lenteur exagérée. Pendant ce temps, Jack avait le dos tourné, faisant quelque chose qu’Hector voudrait bien connaître. Il le sut assez rapidement, le cri de douleur que le jeune homme poussa inquiéta grandement Hector…il le rejoignit en trois enjambés.
-         Mais qu’est ce que tu as fait ?
A genoux, Jack relevait la tête vers lui…avec un filet de sang jusqu'à parquet.
-         Du rhum…
Le Capitaine en roula des yeux.
-         Mais bien sur : du rhum ! Benêt. Et si je n’avais pas de rhum !
Hector se calma et déboucha rapidement une bouteille.
-         Tiens toi tranquille, Imbécile.
-         Sssssss…imbécile toi-même.
Agacé contre cet ado qu’il ne connaissait même pas, Hector lui mit la tête en arrière et lui versa la moitié d’une bouteille dans la bouche. Il ignora ses hurlements. Quand il supposa que ça suffirait, il lâcha le col de sa chemise et le plus jeune des deux hommes glissa sur le dos, s’allongeant à même le bois.
-         Il y a d’autre méthode pour s’enlever une dent, jeune blanc bec.
Immobile à terre, le nommé Jack ne lui répondait pas…par contre, il le fixait intensément et Hector n’aimait pas ce regard…
-         Quoi ?
Et il n’aimait pas non plus ce sourire.
-         Quoi ? répéta-t-il contrarié. Qu’est que tu me veux ?
Vif et pétillant, le garçon se releva et tendit aussitôt sa main.
-         Je m’appelle Jack, et toi ?
…cette main…pleine de sang…
Loin de se faire piégé, Barbossa toussa, fixant la dite main en fronçant les sourcils, l’air faussement dégoûté…
-         Il y a quelque chose qui ne vas pas ? Murmura l’écervelé, un formidable sourire hypocrite au lèvre, mais bien vite remplacé par une mou déçut.
C’était un vrai gamin !…un petit chenapan qui aime faire des farces stupides...Hector dévisageait ce jeune homme devant lui , le trouvant bien trop âgé pour encore jouer à ses niaiserie!
Mais le Capitaine se ravisa, et soudain lui aussi afficha un fabuleux sourire malicieux à l’encontre du malin devant lui.
-         Ravie d’avoir fait ta connaissance…Je suis Hector.
Joueur, Hector accepta de lui serrer la main, sachant qu’il y avait une dent tachée de sang et de bave derrière.
-         Je sens que l’on va être de bon ami toi et moi. Finit-il par dire
Frétillant de plaisir, il appliqua aussitôt sur la bouille de son nouveau compagnon, le liquide visqueux qui lui dégoulinait maintenant d’entre les doigts. Jack se dégagea, étonné par la soudaine manoeuvre mais Hector ne le laissa pas filer aussi facilement.
-         Tu croyais me duper ?
-         Ah, stop, non, c’est dèg!
-         C’est toi qui as commencé, je te le rappelle.
-         Mais… mais… Ah, non, non, c’est infecte, Pouaaaaaaaahhhhhh…MMMmmmmmmmhhhhh !!!!!!!
 

Le jeu se termina et Hector le laissa enfin tranquille. Grandement satisfait, il l’avait regardé se débarbouiller, précisant qu’il en avait aussi dans les oreilles. Le jeune ne disait plus rien, occuper à grogner et bouder en silence. En parlant de silence, celui-ci avait changé depuis leur petite interprétation, Hector s’y sentait en l’aise et d’humour à y manger des pommes les unes après les autres.
Mais un quart d’heure plus tard, Hector devient septique vis-à-vis de son invité. Il s’était confortablement enfoncé dans son large fauteuil pour regarder l’intrus d’un œil discret. Son comportement était vraiment étrange. Qui était donc ce jeune homme qui visitait sa cabine ? Arpentant les lieux à la fois anxieux et de plus en plus gêné.
Pourquoi s’arrêtait-il nerveux devant chaque tableau ? Qu’il avait-il de mal à y voir figurer les peintures du Apple Rhum et de son courageux équipage ?
-         Tu es un Capitaine, n’est ce pas ? l’entendit-il lui demander, absent.
Pour toute réponse, Hector hocha de la tête. Jack s’éloigna bien vite du tableau, tête baissée.
Pourquoi devenait-il extrêmement silencieux devant chaque livre ? La plus part lui était certainement illisible, provenant de son pays natale.
-         Un capitaine qui navigue sur des mers gelées ?
Il avait trouvé ça juste en lisant les titres des livres de sa bibliothèque personnelle ?…Mais c’était qui ce gars. Hector affirma la supposition, étonné d’être percé à jour si facilement.
Son étrange inspection n’en finissait pas et le Capitaine ruminait derrière ses bouteilles et autre variété de pomme.
Et qu’avait-il à se pincer les lèvres et à lui jeter des regards à la dérober devant chaque carte de navigation ? L’admirait-il d’avoir parcouru les océans du Nord et du Sud de cette immense planète ?
-         La mer Caspienne ne doit plus avoir de secret pour vous… Capitaine Barbossa
Le dos raide, Hector ne se souvenait pas d’avoir prononcé son nom, il dévisageait avec ses yeux brillant l’individu qu’il avait invité chez lui. Le regard dans la vague, celui-ci semblait dans les nuages.
-         Que sais-tu d’autre sur m……
Mais le jeune garçon lui coupa la parole, soudainement réveillé et maintenant affolé.
-         Je dois m’en aller.
Le suivant du regard, Hector ne l’empêcha pas de partir. Jack avait perdu son sourire et sa voie était  redevenue assez monotone, comme s’il venait de découvrir quelque chose qu’il l’avait déçut concernant Barbossa.
Quand la porte claqua, le capitaine se retrouva seul dans sa cabine, il constata par la suite qu’il y avait une veste tachée de sang sur son accoudoir, celle de Jack.
-         Je sens que l’on va être des bons amis toi et moi… répéta-t-il songeur dans l’obscurité.
 

Troisième partie :
 

Les jours passèrent et Hector découvrit la joie de vivre sur la baie des naufragées. Après une longue promenade sur l’île et une baignade sur la plage, notre fougueux et beau capitaine Hector Barbossa se rendit à une taverne pour se boire quelque litre de rhum.
Alors qu’il était sur le point de tourner la poigner, la porte s’ouvrit à la volée. Devant Hector, il y avait un homme qu’il reconnaissait…c’était :
-         Les bons croissants…venez les zenfants, venez acheter les bons croissaaaaaannnnnnts !
Oui, Hector …le marchand de poisson à l’haleine perfide d’il y a quelque jours, vient de vous recracher à la figure !
 

Etant une âme clémente en ce jour ensoleillé, l’homme s’en sortit avec un joli œil au beurre noir. Dans la taverne, Hector respirait enfin, libre et joyeux. Il fut vite interpellé par l’un de ses hommes, un mousse du Apple Rhum qui le rejoignit heureux.
-         Hello, Mon Capitaine !
-         Bonjour Dante.
Synchronisé, ils se tirèrent une chaise autour d’une table ronde pour s’y asseoir plaisamment.
-         Alors, toujours pas de nouvelle pour le rencontrer, ce fameux Capitaine Teague Sparrow ?
Soupirant, Hector fit non de la tête. Il avait déjà vidé sa chope.
-         Non…personne ne se présente quand je toque à cette foutu porte et je ne me risquerais pas à y entrer sans permission.
-         Oh, ça oui….sinon, la tête vous en tomberait ! Mouah-ah-ah-ah !
Roulant les yeux d’exaspération, le capitaine siffla une serveuse avant de rabrouer son marin.
-         Et si je t’y envoyais matelot, ça me permettrait d’avoir un brin de tranquillité.
Aussitôt dit, aussitôt Dante s’éclipsa tel un serpent…Hector n’avait que tourné la tête vers la serveuse qu’il avait appelée plus tôt.
-         Oui mon beau, en quoi puis je t’aider ?
Coquette, elle souhaitait que son regard s’immobilise sur son tour de poitrine mais Hector ne faisait pas du tout attention à elle.
-         Dante ? dit-il surpris, le cherchant dans la foule. Hé, mais… il est déjà partit ?
Ca s’envole très vite les Dantes, vous savez…
Hector rouspétait dans sa barbe.
-         Horripilante Fouine, vas dont te cacher.
-         Hé, je n’ai pas que ça à faire que d’attendre, que veux tu donc?
-         Du rhum bien sur !… Et une bouteille entière cette fois-ci, femme !
-         Oh ! Très bien, Homme !
Irrité, elle partit les lèvres pincées et les fesses serrées. Amusé, Hector lui lança une grimace n’ayant pas besoin d’être commenté et en retour, elle lui tira la langue de derrière le comptoir. Quand elle revient, ils souriaient étrangement. Sans plus tardé, ils se partagèrent un baiser langoureux, mais elle le quitta rapidement pour aller servir une autre table, sous les réclamations agacées de son patron.
 

Plus tard, Hector s’ennuyait, seul à sa table…il était sur le point de se lever quand il vit quelque chose de très intéressant. Un plaisant jeune homme, au doux nom de Jack, descendait les escaliers. Il portait une nouvelle chemise blanche, une nouvelle veste bleue et se déplaçait souplement et sous grimace de douleur. Il n’y a que le bleu légèrement rosé sur sa joue qui prouvait ses déboires de la semaine précédente…ah, non, il y avait aussi le trou béant de sa dentition, résultat de sa dent arraché. Quand il souriait, ça se voyait assez bien. Il s’arrêta au comptoir et y remit une clé. Il attrapa ensuite délicatement la tresse de la demoiselle pour qu’elle s’approche plus près.
-         Garde la moi pour ce soir, trésor, d’accord.
Puis sous les yeux de tous, certain attentif comme Hector, d’autre non comme tous les autres occupant de l’auberge, ils commencèrent un balai de langue indécent par-dessus le comptoir.
-         Oh mais ce n’est pas vrai ça, hé ! Descendez de là ! S’exclama le patron-père, sortant de nulle part. Toi…dit-il, se tournant vers la malheureuse qui remettait son jupon. Tu te remets au travail immédiatement ! Et Toi ... continua-t-il vers Jack, …Toi !
-         Bonjour Mr Morporck !
Les mains derrière le dos et le sourire jusqu'à l’arrière de la tête, Jack firent une magnifique courbette avant de tourner les talons et prendre la poudre d’escampette.
-         Toi !
Sous les yeux médusés d’Hector, l’homme rattrapa l’adolescent et le stoppa en lui attrapant une oreille. Il lui gueula dans les tympans
-         Toi, retournes donc chez ton père !
-         Aieeee ! …Mais arrêté ! Je n’ai rien fait !
Les lèvres pincées et l’oreille douloureuse, Jack s’enfuyaient vers la porte. Le patron courait derrière lui, lui donnant des coups de pied dans le derrière.
-         Tu occupes une de mes chambres depuis trois mois, alors qu’il t’ordonne de rentrer. Ne crois pas que ça va durer un an cette histoire !
Outré, Jack tourna les talons et son nez se colla pratiquement à celui de l’homme.
-         Je vous paye pour cette chambre ! Et en quoi ça vous regarde ? Je fais ce qu’il me plait.
Menaçant, le propriétaire ne le laissa pas filer.
-         Je te jure que s’il arrive quelque chose à ma maison à cause de vos problèmes de famille …
Se dégageant vivement, Jack sortit enfin et notre adoré Capitaine le suivit à la James Bond…euh, je veux dire qu’il se cachait derrière les monticules qui s’offraient à lui. Il crut le perdre plusieurs fois car Jack marchait vite et connaissait des raccourcis.
-         Tu comptes me suivre encore longtemps ?
Oh…merde.
-         Tu es un piètre espion. Que me veux-tu ?
-         Oh, rien…juste savoir comme tu vas.
-        
Jack le regardait, abruti et la bouche légèrement ouverte.
-         Comment …je vais ?
Visiblement, ça avait l’air d’être quelque chose de spectaculaire et d’invraisemblable de demander des nouvelles à son nouvel ami.
-         Ouais…
Hector allait lui offrir un verre dans une taverne quand une voie le coupa dans son élan.
-         Hé-ho…Jack !
D’un même mouvement de tête, Hector et Jack regardèrent la petite bande qui s’approchait. Lordrane en tête et ses cinq sbires derrière… « Évidemment » pensa le Capitaine.
 

Faignant l’ignorance, Hector questionna, sa main les désignant.
-         C’est qui eux ? Des potes à toi ?
Tremblant de la tête au pied, Jack semblait se perdre au loin…une regrettable grimace déformait ses traits délicats. Hector se dit que ce type manquait de confiance en lui.
-         Ils ont l’air de te connaître…Comment sont-ils ?
Jack parut frustré.
-         Quoi ! Pourquoi tu me demandes ça ! Tu veux devenir leur ami, peut être ?
Il semblait épouvanté par ce qu’il venait de dire, regardant Barbossa comme s’il voyait pour la premier fois. Hector haussa les épaules.
-         Ils ne me font pas peur, s’ils veulent la guerre, ils vont l’avoir !
-         A Six contre un ?
-         Non ! A deux Contre Six !
Montrant les dents et serrant les points, Hector les regardait courir vers eux.
-         Tu viens, on va se les faire !
En disant cela, Hector espérait que Jack l’accompagne, qu’il soit plus sur de lui…plus folie douce, fonce dans le tas, disons qu’il espérait qu’il se conduise comme un taureau, ne se souciant pas du lendemain. Une petite baston de temps en temps, ça ne fait pas de mal ! Même si on est perdant, ça fait toujours du bien. Enfin, ça toujours été plaisant pour Hector. Mais l’idée était loin de plaire à Jack…celui-ci gardait la bouche ouverte, les mains pendant le long du corps.
-         Tu prends lesquelles…le gros me tente bien.
-         Mais...mais…j’ai rien décidé et je ne veux pas !
Non, visiblement, Jack n’avait pas l’habitude de cogner pour le plaisir de cogner ! Hector n’aimait pas la violence lui non plus mais bon…quelque fois, ça lui arrivait de changer d’avis ! Bon sang, un si grand garçon, à quoi occupait-il donc ses journées ? A son age, Hector se rappelait qu’il s’entraînait jour et nuit contre un arbre pour perfectionner sa force (L’air outré de l’auteur : Nan, les esprits pervers s’abstenir SVP !), il maniait le sabre afin de vaincre un Maître imaginaire ou autre ambition du même style!
-         Tu n’es qu’un froussard…
Mais l’insulte d’Hector resta en suspension, Lordrane approchait. Jack lui offrit un sourire très crispé.
-         Euh…plus le temps à la cosette. Le devoir m’appelle … ailleurs.
-         Hein ?
Lordrane et ses copains courraient toujours, de plus en plus proche d’eux, ils hurlaient comme des sauvages, sachant fort bien que leur victime n’était qu’un trouillard.
-         Aaaaaahhh….Aaaaaaahhhhhh….Aaaahhhhhh Hurlaient-ils en échos.
Tandis que le Capitaine Barbossa les regardait venir calmement, Jack reculait déjà…c’est vrai, se dit Hector, son cerveau lui conseillait le salut ! A six contre un, ce n’était pas de la tarte (aux pommes)…et à quoi ressemblerait-il s’il se présentait avec des bleues et des bras cassés devant le Grand Capitaine Teague Sparrow. Une petite course pour la forme ne peut pas faire de mal… une course que choisit très rapidement Jack, celui-ci courait déjà à toute jambe.
Ainsi la situation oblige, Hector se mit à courir derrière son nouvel ami d’infortune. Sans trop s’en rendre compte, il le suivait de plusieurs mètres. Puis il se retrouva seul au coin d’une rue et hésita pour la prochaine, il s’engouffra dans une ruelle au hasard. Derrière lui, Lordrane et Compagnie le suivaient, croyant que lui-même suivait Jack ! Oh… merde.
 

Si vous êtes une jeune adolescente qui lit ceci, sachez que Hector passa devant une demoiselle justement, peut être que c’était vous…oh, disons qu’il ne put s’empêcher de lui voler un baiser, croyant sa fin proche !
Si vous êtes un crétin congénital, Hector vous aurez gratifié d’un coup de point pour vous assommer et en l’occurrence, vous sauvez la vie de la bande de sauvage derrière !
Si vous êtes une petite mémé… la prochaine fois, faudra éviter de frapper notre Courageux Capitaine avec votre sac de légume… à moins qu’il ne soit chargé de Pomme ! C’est vrai, qu’Hector aurait plus fière allure à courir avec une pomme coincée dans la barbe qu’avec ce poireau et cette carotte.
Ainsi, les touristes qui venaient visiter la baie, purent voir un spectacle qui n’apparaît pas tous les jours…
Pali : Et à votre gauche, très chère occupant du Black Pearl, vous pouvez voir distinctement, ce très chère Barbossa, au régime, essayant de perdre visiblement du poids !
 

Partie 4 :
 

Hector, dont la course ne lui faisait pas peur, ayant une bonne rythme de respiration, tourna à droite…et se retrouva cote à cote avec Jack.
-         Où est ce que tu étais passé, sacre bleu !
-         Hé, regardez, Jack est de retour. Magnez vos c*** !  Go, ce n’est pas ce vieux qui va être plus rapide que moi !
C’est qui qu’il traite de vieux, lui ? Je dois faire que 5 ans de plus que lui !
A bout de force, Jack faillit se prendre une gamelle. Hector le réceptionna adroitement et ils finirent par les semer, accroupit dans un petit recoin où à peine deux corps d’enfant pourraient s’y cacher.
-         C’est un cachette fort bien agréable pour des situations comme celle-ci mais je ne suis plus aussi mince qu’à mes 10 ans… je ne sais même pas si je réussirais à ressorti(R)….
Jack le coupa.
-         Tait toi, ils vont nous entendre à cause de toi ! Réprimanda Jack.
-         Comme si j’ai peur de ces petits cons !
-         ...Chuuuuut !!!!
Dans le noir absolu, Hector et Jack s’était réfugié sous une coque de Navire, cachette que Hector ne soupçonnait pas l’inventeur.  Elle était de telle sorte qu’elle était introuvable quand elle était fermée et aucune lumière n’y filtrait.
-         Pourquoi ce Lordrane te veut-il du mal ? Lui as-tu volé un trésor ? Sa gonzesse ? Sa réserve de pomme ?
-         Sa réserve de pomme ? Comment peut on se venger pour de vulgaire pomme pourrie? S’étonna son compagnon.
Hector lui aurait bien montré comment s’il n’avait pas sa main coincée sous ‘il ne savait quoi’ !
-         Qu’est ce que c’est…un rat ? chuchota Jack.
-         Aaaaaaaiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiieeeeeeeeeeeee ! Beugla Hector. Non, ce n’est visiblement pas un rat…tu n’étais pas obliger de me mordre aussi fort !
-         Désoléééééééé !!!
-         Stupide Gamin !
-         Je ne suis pas un st…
Ils se turent quand de l’autre coté du bois, une voie mielleuse se fit entendre.
-         Jackyyyyy…Je sais que tu es làààààààààà !
Lordrane et sa bande de mécréants ricanaient comme des hyènes.
-         Tu croyais que ta cachette nous était inconnue…mais non non non, on les connaît tous tes débiles de cachette! On a détruit toutes les autres, et on a laissé celle là pour que tu t’y jettes dedans, pris comme un rat que tu es.
Hector et Jack firent les sourdes d’oreilles. Hum…Jack s’était caché...dans le large manteau d’Hector, celui-ci en roulait des yeux. Ce n’était qu’une bande de gamin !!! Mais que faisait-il coincé là dedans bon sang ?
-         Tu te rappelles Jack, quand t’avais 4 ans, la première fois que l’on s’est rencontré. Tu pleurais parce que je t’avais pris ton mignon bateau en bois. J’hésitais entre le cassé en deux ou le vernir en rose bonbon…Tu dois sûrement t’en souvenir, je les pendu par-dessus le toit de la maison de la belle Suzanne, si amoureux d’elle et elle t’as vu essayer de l’attraper…toute la nuit…Ah-ah-ah-ah-ah-ah-ah !
Qu’ils racontent leurs petites anecdotes du passé ne dérangeaient point Hector…cela ne le regardait pas… mais les crampes lui étaient assez désagréable.
-         Pauvre…pauvre Jacky, quand tu es parti, tu m’as terriblement manqué tu sais ! Oh, tu était si fière en partant pour l’Angleterre mais tu revenu si triste à la maison…Tu sais, mes voeux de Noël était que tu reviennes vite. Et toutes ses années à penser à toi ont finit par se faire entendre du Père Noël car tu m’es revenu…Merci Père noël, j’ai été un gentil garçon n’est ce pas ? Et toi, Jack ? Que lui as-tu demandé au Papa Noël??? La marque des pirates ??? Mouahahahaha !
Hector analysa ce que Lordrane venait de dire : la marque des pirates…Jack portait la marque ! Celui-ci, probablement furieux et humiliée, enfonçait ses ongles dans quelque chose…Hector comprit qu’il s’agissait de ses hanches, celles-ci réclamaient sa pitié.
 

Le grand Capitaine Barbossa en avait alors marre de ce petit jeu barbant, il reprit le poile de la bête à un vitesse vertigineuse, pulvérisant la porte d’un coup de pied puissant. Lordrane de l’autre coté, se le prit dans le pif.
-         Arq…désolé les enfants mais le pépé va allez grignoter sa carotte plus loin …Dit Hector, la carotte de la grand mère entre les dents.
Lordrane, dont le coup n’avait rien fait du tout à son visage, se relevait doucement…peut être était-il plus jeune mais néanmoins, il était assez costaud le gaillard. Jack sortit derrière Hector et resta cacher derrière lui. La colère qu’il ressentait précédemment avait disparue.
-         Pépé. murmura Lordrane. Vas bouffer tes concombres et tes carottes ailleurs.
-         Ce n’est pas un concombre, c’est un poireau. Ajouta Jack, montrant sa tête par-dessus l’épaule d’Hector.
-         Je t’ai sonné ?
-         Non !
-         Alors ferme là.
-         Oui.
Soupirant et roulant des yeux, Hector grinça des dents.
-         Silence ! Allez voir ailleurs si on y est …et laissez le tranquille.
Se retournant vers Jack, se mettant dos à Lordrane, Hector couina désespérer.
-         Et toi…montre moi que tu es un homme !
Les sourcils froncés et son propre doigt le désignant, Jack ne comprenait pas.
-         Qui ! Moi ?
…Arg ??? Hector en eut des frissons, il lui aurait bien fait bouffer ses chaussettes à ce poltron.
 

Partie 5 :
 

Se retournant pour faire face à son ennemi, Hector grimaçait d’ennuie. Il était temps de donner une bonne correction à cette bande de rapaces sur pattes. Le regard revêche, une carotte entre les lèvres, Barbossa s’arma adroitement de son épée. Jouant avec sa lame, Hector constata que Lordrane n’était plus sur de lui, tout d’un coup. Mais vite remis, le jeune voyou sortit sa propre épée, près à en découdre si nécessaire. Hector pensa que ce jeune ci, au moins, ressemblait plus à ce que devrait être un homme, un vrai.
Quand il observa Jack du coin de l’œil, il capta son regard…Oui, c’était un cas à part celui là ! A quoi pouvait-il penser, Hector l’ignorait. « Il ne doit pas penser, voilà tout » se dit-il.
 

Le combat s’engagea et Lordrane perdit aussitôt son épée ! Il essaya ensuite un coup de poing traître que Hector reçut dans le dos. Pour répliquer à cette attaque, Hector le baffa (du verbe baffer) à l’arrière du crâne, l’envoyant ensuite bouler plus loin.
-         Tu te payes ma tête ?
-         Hé-hé. Ricanait le Capitaine.
Plus loin, Jack était seul, en prise avec le reste de la bande. Il reculait au fur et à mesure qu’ils avançaient et ne tarda à être coincé…oh évidement. Souligna Hector. C’est une vraie princesse ce gars, il ne manquerait plus qu’il crie de terreur avec une voie aigue !
Préférant se soucier du combat, Barbossa se concentra sur Lordrane. Leurs lames s’entrechoquaient dans un tintamarre assourdissant, produisant un son crissant à chaque fois qu’elles se coinçaient l’une dans l’autre. Alors qu’il faisait un croche-pied à son adversaire, Hector entendit un cri désespérer. C’était Jack, ils étaient à quatre sur lui, l’écrasant comme une bête. Seul sa main sortait de sous le tas !
-         Ouais, c’est bien les gars, continué ! Les encouragea Lordrane.
Content, l’un d’eux lui tira les cheveux, les autres firent pareil et n’en pouvant plus, Jack finit par hurler, gesticulant pour se dégager. Un cou de crâne contre le sien, il se sentit aussitôt dans les vapes, retombant à terre. En pleur d’un affreux mal de tête, il ne bougeait plus et on lui attrapera jambes et aisselles pour le soulever.
-         Arrêtéééé…je n’ai rien fait. Pleurnichait-il sans larme, les bras tendu, essayant de les repousser.
Par chance, l’un de son pied frappa le nez de celui qui lui maintenait les genoux et son doigt alla s’enfoncer dans la narine de l’autre. C’est douloureusement qu’il atterrit sur le coccyx.
-         Euh-euh-euh-euh…
Les bras en Y … (ou T ou en X également, ouais vas y Jack, fait le C : hum… )…il faisait le mort, peut être l’oublieront-ils. Mais c’était mal espéré. Leurs mains écartées comme s’il s’agissait de griffes acérées, ils étaient tous autour et au dessus de lui.
 

Hector était dans la rue adjacente, occupé à pincer les narines de son adversaire, le promenant ainsi par le bout du nez. Il leva un sourcil quand il entendit un cheval hennir, un bruit de fracas et les hurlements déchirants de Jack ! Que se passait-il ? Il abandonna Lordrane et courut rejoindre les autres. Quand il arriva sur les lieux, Jack était en train de partir au loin, sur le ventre et le menton raclant le sol. On l’avait accroché par un pied à la roue d’une charrette…celle-ci partait faire le tour de l’île.
-         Hector ! Hector ! Hectaaaaaaaahhhh…
La dernière vision qu’Hector vit de lui fut ses yeux implorants et ses mains impuissantes devant lui, voulant désespérément arrêter la chariote.
 

Partie 6 :
 

La nuit tombait sur la baie et Hector n’avait toujours pas trouvé Jack. Nulle part, pas dans les tavernes, ni dans une quelconque chambre, personne ne lui répondait franchement à part qu’il était peut être rentrer enfin chez son cher père dont Hector ignorait royalement l’existence ! Se massant le cou, il rentrait au bercail, c'est-à-dire au Apple Rhum.
Il marchait doucement sur le quai quand, il entre perçut une forme agenouillé au bord de la plage. Tirant la langue, Hector foudroya la silhouette immobile de Jack.
-         Oh ce n’est pas vrai…tu était ici ! Rouspéta-t-il, s’approchant de lui par la même occasion.
Son protégé chiffonnait sa veste et reniflait…mais ne disait rien. Il gardait la tête baissée, presque entre ses genoux, extrêmement intéressé par ses chaussures. Perplexe, Hector s’agenouilla et lui souleva le menton. Non, il ne pleurait pas…il avait cru un moment. Les yeux chocolat le fixait intensément, triste mais pas humide. Hector le lâcha et se releva.
-         Tu ne t’es même pas lavée !
Les habits taché de terre séché, son visage imbibés de poussière blanche, on n’y voyait même plus son bleu. Gris de la racine des cheveux jusqu'à son cou, il n’avait pas fière allure. Sans parler des mains, où des entailles s’infectaient.
-         Lève toi ! lui demanda Hector, son pied titillant les hanches du jeune par terre. Jack se tortilla pour s’en abstraire.
Avant de se lever, il ramassa des cailloux et à présent debout, il s’amusait à les rouler dans ses mains. Ignorant le Capitaine, il gardait la tête obstinément basse. Hector ne s’en sentit pas frustré, il soupira et haussa les épaules.
-         Rentre chez toi, tu…
-         Non !
Et Jack jeta durement l’un de ses cailloux dans la mer, les éclaboussant au préalable de quelques gouttes glacées.
-         Je ne retournerais jamais là bas ! dit-il en haussant la voie.
Visant n’importe où, il jeta toute les autres pierres ensemble et retomba sur le sable.
-         Jamais ! hurla-t-il soudain !
Hector en sursauta. Jack commençait à jeter du sable partout.
-         Tu…
-         Laisse moi tranquille !!!!!!
Et il se releva pour courir à tout jambe le long de la cote.
 

Partie 7 :
 

Les jours passèrent sans nouvelle de Jack. Hector ne l’avait pas revue, nulle trace de lui sur la plage, ni dans les tavernes…hum…il faut dire aussi qu’il ne se préoccupait pas trop de lui puisqu’il ne le cherchait pas ! Hector avait d’autre préoccupation, Jack lui était sortit de la tête comme un bouchon quand il avait reçut le matin même, une missive écrite de la main du Capitaine Teague Sparrow. Les lettres étaient penchées, peu soignée mais assez surprenante et Hector supposa que cet homme ne s’était pas fait ch*** à rester trois plombes à son bureau pour rédiger quelque ligne accueillante. 
«  Capitaine Hector Barbossa 
 
 
Le temps à vous attendre me donne des crampes, très cher ! Venez donc me rendre visite au plus tôt, la confrérie ne peut plus attendre. 
 
 
Que le chant céleste s’élève dans les airs. 
 
 
Cordialement. 
 
 
Capitaine Teague. » 
 
 
Avec cette fameuse lettre dans la poche, Hector se rendait à la demeure des Sparrow. C’était le siège de la baie, l’espèce de haute tour que l’on voyait en levant le nez au ciel partout que l’on soit sur l’île. Sombre et lugubre, ses murs paraissaient infranchissables. Les mauvaises herbes qui grimpaient jusqu’au toit n’étaient pas fleuries, elles se desséchaient et tombaient en spirale sur la rue en contre bas. Hector était dans cette rue, il fixait l’intérieur des fenêtres, devinant ce qu’il pouvait bien y avoir derrière. Qu’est ce qu’il donnerait pour juste regarder, juste visiter…ce n’était pas une simple maison à ses yeux. C’était une véritable caverne d’Ali baba, une antiquité qu’il faut préserver à tout prix, pour le bien de ce qu’elle inspire à tout les pirates. Barbossa avait très envie d’en connaître les secrets, les recoins. Il enviait celui ou celle qui pouvait y entrer sans peine d’en crever d’une balle.Bref…Hector espérait que le Grand Capitaine Teague Sparrow lui ferrait la visite, prochainement !
 

Montant les marches du perron, il n’attendit pas et se retrouva dans le hall en moins de deux. Devant lui, il y avait un escalier, en bois… pas de porte, ni à droite, ni à gauche, pas de fenêtre, pas de tableau, juste un lustre éteint au plafond…il n’y avait que cette escalier qui ressemblait à s’y méprendre à une bouche ouverte, prête à vous avaler ! La décoration n’était pas le point fort des Sparrow, dis donc !
 

Il monta doucement les escaliers, faisant craquer les planches sous ses pieds…c’était moche mais ingénieux, quiconque qui entrent sont trahie, impossible de ne pas faire de bruit. Hector arriva en haut, et observa les quelques portes devant lui. Une en particulier le fit tilter, elle était si belle qu’il n’hésita à dire qu’elle cachait certainement le plus beau des trésors. Elle était noire, aux bordures d’or et la poignée en forme d’épée brillait aux yeux d’Hector comme le plus beau des bijoux. Mais elle était fermée. Et comme il n’y avait qu’une seule porte d’ouverte, celle de droite, les autres étant toutes closes, il s’y engouffra, curieux.
Il entra alors dans un grand salon, une longue table en bois sur un tapis était principalement au milieu, prenant toute la place ! Un bureau, caché au fond, avec une sorte de fauteuil, des coffres à chaque coin et un tas de ‘ truc non indentifiable’ dans l’ombre d’une armoire.
-         Capitaine Barbossa ?
Hector se retourna, réprimant in extremis un hurlement. Teague Sparrow était devant lui, les mains en signe de paix (pleines de joyaux^^). Il les mit ensuite doucement dans son dos et regarda Hector d’un sourire niais.
-         … je vous ai fait peur.
 

Hector n’osait plus bouger. Il était avec le Gardien du Code, si redouté, si puissant, si grand homme. Notre Capitaine ne savait pas comment réagir, les rumeurs qui circulent sur le Gardien du Code sont généralement alarmante. On le représente comme un homme froid, voir hivernal, sérieux, acariâtre et rancunier pour un rien. Mais surtout, Teague Sparrow était lunatique…l’une des principales raisons de se pisser dessus, même à 30 piges.
Hector était en admiration devant l’homme devant lui et se contentait de l’écouter, silencieux. Sparrow parlait tout en marchant, les mains gesticulant dans tout sens et il avait l’air d’être joyeux aujourd’hui, son regard pétillant rassurait de plus en plus Hector.
-         Hector…L’entendit-il appeler. D’un mouvement vif, Sparrow était collé à lui. Vous permettez que je vous appelle Hector ?
Hein ?
Le grand manitou s’éloigna ensuite en tournoyant et attrapa ce qu’il semblait être une longue vue. Sans se préoccuper de la présence de Barbossa, il observa par sa fenêtre quelque chose, un silence très baroque se prolongeait. Hector redevenait troublé.
-         C’est bien que vous soyez venue. Affirma-t-il en se retournant. Je vous attendais avec une telle impatience ! Hé-hé…
…C’était quoi ce sourire !
Posant l’objet, Teague se re-colla à lui…une façon de se coller assez particulière, sans le toucher en fait, oui, il était collé à lui mais ne le touchait pas !
-         Vous êtes l’homme dont j’ai besoin, Hector. Vigoureux, Rusé, imbattable, comme il reste une chaise vide au sein de la confrérie, vous êtes dès lors, le Seigneur de la Mer Caspienne. Félicitation !
Sparrow sortit alors de sous son manteau, un long parchemin enroulé qu’il déroula à leur pied d’un coup désinvolte de la main. Il lui montra ensuite un petit carré qui n’attendait que sa signature.
-         Oh oui, c’est vrai, on ne peut signer sans une plume.
Sans demander son avis, Sparrow lui piqua l’une de ses plumes accrochés à son chapeau. Mais la plume en main, il manquait encore quelque chose. Sparrow grogna soudain agacé.
-         Ah oui… …de l’encre… euh…où vais-je bien trouver de l’encre.
Le Gardien du Code fouilla alors les tiroirs et autre commode à la recherche d’encre. Hector le regardait faire et il comprenait d’un coup pourquoi Sparrow ne perdait pas son temps à écrire une missive acceptable et soignée. C’était simplement parce qu’il devait être au bord de la crise de nerf quand il trouvait enfin un papier vierge ou une plume à la pointe non cassé!